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Je travaille avec un référentiel qui allie psychanalyse et psychosomatique. Ces deux approches se combinent de façon complémentaire en séance au service des patients et de leur demande propre.

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D’inspiration intégrative, et résolument non-dogmatique, mon approche se nourrit des recherches récentes en psychanalyse, aussi bien dans le sillage de J. Lacan que de l'école anglaise, représentée par D.W. Winnicott et   W. Bion, tout en intégrant les apports de la systémie et des TCC 3ème et 4ème vagues (dimension contextuelle, travail sur les croyances et les valeurs, régulation émotionnelle et conscience corporelle).

 

Mon éthique et ma posture thérapeutique sont inspirées du courant humaniste et de "l’Approche Centrée sur la Personne" élaborée par Carl Rogers. Dans ma pratique, la relation de soin et la qualité du lien sont au cœur du processus thérapeutique, en plus des effets du transfert.

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En séance, j'aborde la personne de façon globale en m'appuyant sur le dialogue psyché / soma afin de relancer les processus de liaison entre sensations, émotions, imaginaire et représentations, en lien avec l'histoire de la personne, pour redynamiser ses ressources subjectives. 

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Outre la relation elle-même, mes outils thérapeutiques sont nombreux : écoute active et sensible, maniement du transfert, méta-processing, technique du "Focusing" sur les signaux corporels, déploiement du champ émotionnel et exploration des rêves. Lorsque cela est opportun, je peux également avoir recours à des médiations (dessin, modelage, collage, mouvement, respiration, visualisation, etc.).

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Selon votre demande et votre problématique, je propose trois grandes orientations :

- exploration (psychanalyse),

- soutien (psychothérapie)

- travail psycho-corporel (psychosomatique). 

J’interroge régulièrement ma pratique en supervision, individuelle et collective. 

J’adhère et je respecte le code de déontologie de ma profession. Je suis tenue au secret professionnel.​

Mes approches

Mes approches et outils

Parfois, nous ne savons rien de notre propre détresse, car nous nous coupons de nous-mêmes pour nous protéger de la souffrance. Ce faisant, sans nous en rendre compte, nous nous privons des dimensions émotionnelles et imaginaires de la vie, qui deviennent moins présentes, moins accessibles.

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Si les mécanismes de défense, tels que l'hyper-adaptation, le déni, la dissociation et le clivage, permettent de survivre à une situation douloureuse du passé, ces mécanismes deviennent tôt ou tard des obstacles au déploiement subjectif et empêchent les personnes d’accéder à leurs ressources, en particulier relationnelles et affectives.

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Dans ce contexte, c’est le corps, parlant et parlé, qui va prendre en charge ce que le psychisme n’a pu mentaliser ou élaborer. Le corps va alors manifester soit un trouble dit "fonctionnel" (par exemple, insomnies, migraines, douleurs digestives, problèmes de peau), soit une pathologie dite "organique" avec lésion (dans le cas par exemple des maladies auto-immunes).

 

Dans d’autres cas, une addiction ou une douleur chronique peut masquer une dépression précoce qui n’a pas pu être pleinement ressentie pendant l'enfance et reste en attente d’être vécue. Parfois enfin, c’est un accident, un burn-out, ou une situation d’emprise ou de harcèlement qui vont faire apparaître un trauma ancien.

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Comment se passe une séance ?

Il s'agit de rendre le corps présent en séance, car celui-ci est la voie privilégiée pour se réapproprier un espace subjectif. J'invite en effet à devenir curieux, attentif et sensible à ce qui se passe à l'intérieur (zones douloureuses, zones tendues, zones vides, zones absentes), afin de faire émerger ressentis et éprouvés, à partir desquels le sujet pourra se réapproprier ses affects et son vécu, et reconstruire des liens entre émotion et représentation, passé et présent, mémoire et actualité, soma et psyché.

A qui s'adresse-t-elle ?

La psychosomatique relaitonnelle s’adresse principalement aux personnes dites "alexithymiques", au fonctionnement opératoire ou hyper-adaptatif, pour qui l’accès aux émotions et à la parole est difficile.

 

Elle s’adresse également à toute personne souffrant :​

  • soit de troubles fonctionnels réversibles (troubles du sommeil ou de l’alimentation, fatigue chronique, douleurs, infertilité secondaire, etc.) lorsque l’exploration médicale est infructueuse ou en impasse,

  • soit d’une pathologie organique à caractère lésionnel.

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La Psychosomatique Relationnelle est indiquée en complément de la prise en charge médicale, dans une démarche pluridisciplinaire. P​endant ou après un parcours de soin, elle aide les patients à gérer les effets de leur maladie ou de leur traitement (altération de la qualité de vie, perte d'une capacité, protocoles médicaux désubjectivants, etc.).

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Plus largement, enfin, la Psychosomatique Relationnelle s’adresse à toute personne en souffrance qui souhaite entreprendre un travail personnel en dehors du dispositif verbal classique.

Bon à savoir

 

La PSR est reconnue par la FF2P, dont elle respecte les exigences éthiques et déontologiques.

Je me suis formée au CRESMEP, Centre de Psychosomatique Relationnelle de Montpellier, qui est un organisme de formation fondé et animé par le Docteur Pierre Boquel, médecin psychosomaticien. Référencé dans le Datadock, le CRESMEP forme depuis plus de 25 ans le personnel soignant du milieu hospitalier et extra-hospitalier (médecins, psychologues, infirmiers, ergothérapeutes, psychomotriciens, orthophonistes, kinés).

Psychosomatique
Thérapie de soutien

Un évènement du côté de la perte (choc affectif, rupture amoureuse, deuil, perte d’emploi, maladie, etc.) peut faire vaciller en réactivant des blessures plus anciennes. C'est alors la vie de tous les jours qui se trouve entravée. Dans ce contexte, la psychothérapie de soutien vise à accompagner les personnes dans ce passage difficile en dynamisant leurs ressources subjectives existantes ou en en construisant de nouvelles.

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Il s’agit dans un premier temps de soutenir l’expression des émotions, leur liaison et leur élaboration, afin que le sujet accepte sa vulnérabilité sans jugement et sans lutte, développe une plus grande tolérance envers les affects dits « négatifs »—tristesse, colère, peur ou anxiété—et puisse aussi exprimer ses besoins (de repos, de reconnaissance, d’affection) de manière plus assertive à son entourage familial, amical ou professionnel. La thérapie offre aussi un temps et un lieu pour trouver un meilleur équilibre entre le monde interne de la personne et l’environnement extérieur, parfois très exigeant.

 

La psychothérapie vise à questionner les comportements d’échec et à restaurer ou renforcer le sentiment de soi, permettant au sujet d’appréhender la réalité avec plus de discernement, de devenir plus affirmé et autonome, de mieux utiliser les soutiens environnementaux et de développer des relations plus saines et plus vivantes.

 

Plus largement, la psychothérapie vise à développer les capacités d’expression, d’invention et de création du sujet, qui peut alors changer de point de vue sur lui-même, et se repositionner face à l’évènement et face à son histoire. Une psychothérapie peut être le point de départ à une psychanalyse.

Psychanayse

Entrer en analyse signifie développer un nouveau rapport à l’inconnu qui réside en soi-même et en l’autre. C’est cette alliance avec la dimension de l’inconscient qui permet au sujet de s'entendre et de se rencontrer différemment, afin de se dégager de ce qui l’entrave : croyances limitantes et fixations, répétitions et évitements, culpabilité et soumissions, identités fixes ou identifications aliénantes, loyautés et contrats inconscients, etc.

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La cure analytique ouvre un espace d'écoute et de résonance qui permet de faire émerger ces parts insues que le sujet héberge mais dont il se défend. Celles-ci se manifestent "clandestinement" dans les rêves, mais aussi dans tout ce qui échappe à la volonté et à la conscience vigile du sujet : une situation qui se répète, un acte manqué (une maladresse, un oubli, un retard, un raté), un acting out, ou, plus subtilement encore, un lapsus, un geste inattendu, une prosodie particulière, un affect indéfini qui ne passe pas, un sentiment d'étrangeté.

 

C'est précisément dans l'effort de nommer ce qui est le plus souvent du côté de l'impossible à dire, que ces parties "gelées" mais agissantes sont remises en circulation dans la psyché, grâce à un travail de liaison et d’intégration. En étant parlées et en devenant figurables, ces parts perdent leur emprise sur le sujet. Moins captif, celui-ci est plus sensible. Fort de cette énergie psychique retrouvée, il lui devient plus facile, dès lors, d'accepter sa propre responsabilité dans ce qui l’affecte et le fait souffrir. Ce faisant, il sent davantage ce qui l’anime du côté de la vie et du lien.

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La psychanalyse occasionne des remaniements psychiques importants et vise une réorganisation subjective capable de soutenir un rapport renouvelé et créatif à soi, aux autres et au monde. Il y a une ressaisie du sujet par lui-même, lui permettant d’entrer en humanité, non plus du côté du pouvoir ou du contrôle, mais du côté de l’ouverture et du consentement au devenir.

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